30 septembre 2008
Entorse du neurone gauche imminente
Alors que j’avais pris soin depuis quelques mois de ralentir mon activité cérébrale jusqu’à son minimum vital (parler travailler marcher), je me vois obligée de me lancer dans une opération de réanimation hyper rapide.
Paske ce mois qui vient sera intense. Mes pauvres neurones anémiques seront mis à rude épreuve. J’ai pu l’habitude et j’ai peur.
On commence ce samedi matin avec test d’intelligence du dedans de la tête.
Durée de l’épreuve : trop court.
Nombre de questions : indécent.
Heure de début : 10h30 du mat.
Lieu de l’épreuve : super loin (genre 80 kms) …
Heure de lever : 8h00
C’est complètement scandaleux de m’imposer ça un samedi.
Je vais être obligée de compenser une grasse mat’ que j’avais pourtant largement mérité par une séance de shopping.
Plaignez-moi.
Merci.
Par contre ce n’est que l’apéro.
Pasque le plat de résistance m’a été annoncé hier soir au cirque. J’ai deux semaines pour tout apprendre sur un poste que je ne connais qu’à peine. Je vais faire un test pour une promotion. J’ai cru avoir foiré ma candidature, du coup j’étais sûre de ne pas être appelée. Mais en fait si, mes chefs ont probablement un sens de l’humour douteux, puisque malgré une candidature ridicule et incomplète ils ont décidé de me faire jouer des coudes contre 7 concurrents.
2 semaines pour apprendre une liste de 40 pays par cœur
2 semaines pour retrouver dans les tréfonds de ma mémoire de poisson rouge amnésique le comment qu’on fait pour utiliser Access.
2 semaines pour rassembler et ingurgiter 127 pages de documents divers et variés.
Le lundi 13 octobre aux alentours de 16h, c’est officiel, je meurt d'une overdose synaptique.
Mais bon le mardi, obligée je rescucite… Car j’aurais normalement 6 semaines pour ingurgiter 12 fois plus d’infos pour un poste à des milliards d’années lumières de mes qualifications actuelles, mais pour lequel je suis hyper méga motivée.
Il y a donc de fortes chances qu’après telle surchauffe on me retrouve bavant au milieu de Disneyland, affublée d’une robe de princesse et d’oreilles de Minnie chantant des chansons grivoises.
Les jours ordinaires je fais ça aussi, mais dans mon salon.
24 septembre 2008
Un saut dans la 4e dimension
Entre moi et le paranormal ça a toujours été une grande histoire d'amour.
Des épisodes de 'Mystère' le soir toute seule dans l'appart de ma mère (elle était pas fière shook' à 10 ans quand il fallait aller faire pipi ces soirs-là) en passant par les Steven Spielberg et autres M. Night Shyamalan... j'ai toujours aimé me retrouver bloquée devant une histoire le neurone alerte et la cogitation accrue en me disant "attends... je comprends pas là"
Pis parfois la réalité dépasse la fiction.
Genre comme ce vikèn.
Replacement du contexte : vikèn pour passionnés de parcs d'attractions, pas loin de 50 participants. Tous fans de coasters, de manèges ou juste de grosse rigolade super fine et toujours très classe.
Sisi.
Bref... Le résumé du vikèn c'est pour plus tard... genre si je suis encore vivante.
Et encore...
Donc ce vikèn m'a apporté ma tite surprise du domaine de l'étrange que tu comprends pas et qui te fais passer pour une barge paske tu bloques sur des conneries.
Sur ces 50 personnes je me retrouve assise dans un gros tas de bois à côté d'un parfait inconnu.
Enfin pas si inconnu que ça.
Je vous jure qu'après les premiers mots échangés limite je me suis retournée pour voir si Rod Serling n'était pas là derrière moi pour faire son discours
' Le vikèn de Shookett avait commencé normalement, alcool, rigolade, elle pensait mener une vie normale, mais elle ne savait pas que ce matin alors qu'elle voulait juste faire du manège comme une grosse débile, elle était entrée dans la Quatrième Dimension'.
Déjà il ressemblait trait pour trait à un ami... Oui lecteur, genre le jumeau que j'appellerai No2 paske je suis carrément une super feignasse du clavier. Tout pareil. Jusqu'aux lunettes... Presque j'ai failli aller lui demander ce qu'il foutait là et comment qu'elle allait bidule. Pis il a ouvert la bouche et là c'est devenu carrément flippant. Genre la même voix, les mêmes intonations, les mêmes expressions, le même rythme. Mais le sommum a été atteind quand on a poussé la politesse super loin... comme échanger les prénoms.
Et croyez moi ou croyez moi pas. Mais c'était le même prénom.
J'ai peur.
Horriblement perturbée par cette histoire j'ai décidé après ce vikèn de grands malades d'emmener No2 et deux témoins innocents au centre névralgique de la Twilight Zone. J'ai nommé la Tour de la Terreur des Studios Disney.
Mon plan était super simple. Selon mes estimations pifométriques toujours très pointues, il était clair que si l'on confrontait la créature à son créateur, obligé tout rentrerait dans l'ordre.
(cherchez pas après un vikèn pareil j'ai encore les neurones en vrac... et mon cerveau il est assemblé à l'envers)
(cherchez pas j'ai dit)
Nous voilà donc le lundi matin devant l'hôtel maudit... mon hôtel de moi que j'aime. Que j'ai même pas fait l'ouverture à cause d'une bête faute de coordination géopolitique. Genre j'étais un peu loin quand même et mes chefs voulaient pas me libérer de mes obligations professionnelles, appuyer un bouton d'assenceur ne faisait pas partie des priorités.
C'est cruel la vie, moi je dis.
Ahum
J'adore cette tour... mais ce sont surtout les grooms qui donnent toute l'ambiance. Mais plus que tout j'aime y emmener des gens qui ne connaissent pas. L'attraction surprend toujours par les détails des files d'attente... Bref une file rapide, et on rentre dans la bibliothèque.
Petit truc à faire avec des first-timers c'est se placer jambes écartées et faire mine de s'accrocher à son voisin, mais conserver un air genre 'youpie tout va bien' et on attend les réactions des gens.
Si par bonheur après le préshow vous vous retrouvez à faire la file au premier étage, il y a une porte dessinée à la craie sur le mur de la buanderie. C'est censé être une porte dimensionnelle et de cette porte on entend la petite fille chanter et appeler à l'aide. La plupart des gens passent devant sans chercher à comprendre... Pour faire partager l'expérience à mes amis j'ai bêtement mis l'oreille contre le mur et on a entendu, et j'ai été suivie par genre la moitié de l'équipe (en même temps on était 4)
Genre super bien.
Logique, paske le bruit ne sortait de toutes façons pas du mur. Du coup No2 a pu me coller une honte super magistrale rien qu'en se tenant à un mètre du mur et disant 'Ah bin d'ici aussi on l'entend'... alors que limite j'essayais de jouer ma maîtresse d'école à grands coups de 'chuuuuuut'
Shookett à Disney, c'est un peu le monde merveilleux de la loose.
Mais n'empêche... le temps qu'on fasse nos rôs câlins à un vieux mur tout neuf un troupeau de guests est arrivés à notre niveau. Nous bêtement encore dans nos contemplations auditives on se dit 'bah ils vont nous dépasser'
Bin non même pas...
Tout ce petit monde habitué de sensations fortes, s'est retrouvé l'oreille collée à un mur et à écouter re-li-gi-eu-se-ment toooutes mes explications savantes avec force détail.
'C'est la petite fille prisonnière de la Quatrième Dimension'
Point final
Interro demain, gare à ceux qui n'ont rien révisé.
Finalement tout est bien qui fini bien. On a pas fini dans une autre dimension, tout le monde est sorti sain et sauf, No2 ne s'est pas mis à proférer des insanités avec des jets de vomis olympiques et verts fluos, il est donc (à peine plus) sain d'esprit (que je l'avais imaginé).
Quant à moi je plane toujours dans une dimension de l'esprit rapport que mes neurones en ce moment c'est Ikeya dans ma tête.
09 septembre 2008
La merveilleuse histoire de la voiture de shookett
Ou quand ça veut pas, bin ça veut pas.
Quand on aime les parcs d'attractions, on a vite fait le tour de ce qu'il y a autour de chez nous. Du coup on est forcé de faire de la route, et de quitter le pays... souvent. Surtout quand le pays dans lequel vous vivez ne possède qu'un seul parc d'attraction.
Voilà pourquoi un beau dimanche de juillet je me retrouve plantée au milieu d'une route dans le trou de la dix-septième lettre de l'Angleterre. Ma voiture elle aussi plantée... mais surtout dans une F*rd.
Au moment de l'impact (mauvaise orientation de la route, mauvaise visibilité paske volant du mauvais côté, mauvaise habitude paske circulation du mauvaise côté... mauvaise foi ? Oui aussi), au moment de l'impact, disais-je, la conductrice se met à pleurer... mais direct.
Paf
Ouiiiiiiin
Heu.
Le mari sort constate ses dégats (une aile froissée et un enjoliveur en free style). Je sors aussi constate mes dég... ah oué quand même, phares qui louchent, nez enfoncé, et plastique semé sur la route... Une ambulance arrive et s'occupe de la dame qui continue de pleurer. La police arrive constate le dégat. J'explique ma bourde, ils sont compréhensifs, ouf. Ou alors ils ont pitié.
Bref.
On arrive à conduire la voiture hors de la route, on fait... enfin la police fait le rapport, prend mes coordonnées, celles de mon assurance. On s'assure que la voiture roule encore et merci au revoir.
Puisqu'on est dimanche, que ma voiture roule, et que je m'ennuie je décide de faire ce qui était prévu. Du manège.
Elle perd pas le nord la shookett.
Il y a deux semaines, je suis à mon garagiste pour réparer la voiture. Enfin je pouvais pu la voir comme ça.
L'assurance me trouve une jolie voiture de remplacement... une 207 qui pique les yeux orange.
Le mardi suivant, la rigolade peut commencer (ça c'était de l'intro hun?)
Mon planning était prévu comme ça.
14h00 je récupère ma voiture
14h30 je récupère mon sac à la maison
15h30 je récupère un ami chez lui
20h00 on arrive chez un pote à Dunkerque... pour un barbec tout ce qu'il y a de plus sage (bin voyons)
Finalement la réalité c'était ça :
11h00 Appel au garage 'Bonjour Monsieur le garagiste, oukelé ma voiture?'...
- Au nettoyage
- Ah super ! Je peux venir à 14h?
- Oui oui.
14h00 Arrivée au garage 'Bonjour Monsieur le garagiste, elle est prête ma voiture?'
- Presque, elle est au nettoyage
- Ah la vache depuis 3 heures ? Elle va être vachement propre.
14h30 'Voilà madame, votre voiture est prête'
- =)
- Ah par contre on a pas encore reçu la prise en charge de votre assurance
- ...
- Et pas de prise en charge, pas de voiture.
- ...
- Mais bon on va appeler votre assurance, ils vont nous la faxer.
- =)
(Coup de fil rapide) - C'est bon ils nous l'envoie.
- =)
15h00 Le fax est désespérement muet.
(Deuxième coup de fil aux assurances) - Ils veulent vous parler.
- Oui?
- On a pas reçu le constat.
- Euh... bin c'est la police qui devait vous l'envoyer...
- Oui, mais on a pas reçu le constat.
- Certes, mais donc la police anglaise ne vous a rien envoyé
- Bin non car pas reçu le constat
- Heeeu... et donc pour la prise en charge
- Pas de constat, pas de prise en charge
- Oui mais pas de prise en charge, pas de voiture... et pas de bras pas de chocolat
- ...
- Bon bin on fait comment ?
- Bin vous nous envoyez le constat.
- Mais c'est la police qui a fait le constat, vous ne pouvez pas leur demander ?
- Je peux pas je parle pas anglais.
- (Argh)... [Très énervée] Bon je me débrouille.
PAF ! Raccrochage.
Je récupère les clés de la voiture de location et je me casse.
15h15 J'arrive chez moi, je saute en même temps sur mes papiers, mon téléphone et mon sac de voyage, oui je suis une fille, donc je suis polyvalente. J'ai parlé à trois personnes différentes, je me suis coltiné trois musiques d'attente, mais j'ai réussi à arracher l'info de la bouche d'une fonctionnaire grande-britonne. Donc si un jour vous vous plantez en Angleterre et que votre assureur est un nain qui ne parle que français (et encore il semble que le 'oui' ne fasse pas partie de son vocabulaire) : votre assurance doit envoyer un chèque de 80£ à la police pour avoir une copie du constat, car tant que le tribunal n'aura pas statué l'assurance ne recevra RIEN. NADA. KEUDAL. Et le temps que le tribunal ne se décide il peut se passer jusqu'à ....
tadaaaa
suspense
TROIS MOIS !
Youpie.
Prise de panique à l'idée d'imaginer ma voiture en otage chez le méchant garagiste, je décide de sortir ma carte ultime. Mon autre assureur... celui chez qui j'ai signé mon contrat et qui m'a causé un jour une belle flippe.
Et le voilà qui me dit au bout du fil : 'Bin pourquoi vous n'allez pas chez nous signer une déclaration d'accident?'
- Heu paske je savais pas.
15h30 J'ai l'autre assureur au téléphone. Je lui parle de la déclaration d'accident et sa réponse après 2 secondes de réflexion
- Ah oui, on peut faire ça aussi.
15h32 Je suis dans la voiture de location avec mon sac, la bave aux lèvres et la ferme intention de récupérer ma voiture... et les yeux de cet empaffé d'assureur.
15h50 Je suis chez l'assureur.
16h10 Je suis de nouveau dans la voiture, avec la promesse qu'à mon arrivée au garage la prise en charge serait faxée.
16h25 J'arrive au garage
Pas de fax
16h30 Pas de fax
16h35 Pas de fax
Je vais boire un café à côté
16h45 Pas de... wé bon vous avez compris
16h50 J'ai bon espoir... l'agence ferme à 17h
16h58 Le fax est enfin là. Je peux récupérer ma voiture.
17h00 J'arrive sur le parking et je vois ma voiture... enfin son arrière... mais râââh qu'elle est beeeeelleuh.
Et l'avant tout neuf râââh qu'il est be...
Heu
Les phares normalement ils sont pas comme ça.
Rappel du garagiste, incompréhension, résignation...
Départ de chez le garagiste.
En 207 orange.
A votre avis, quelle est la probabilité que la voiture se retrouve accidentée deux heures après sa réparation... Au même endroit ?
Je suis maudite.